Trop de crises, trop de disparités de revenus selon les exploitations agricoles.
Bovin porcin, ovin, caprin, avicole... l'élevage se décline suivant les bêtes concernées ; on distingue ; les élevages traditionnels fortement mécanisés maintenant et dépendant du sol (les bêtes évoluent le plus longtemps possible dans les pâturages et une partie de leur alimentation provient de l'exploitation) et les élevages intensifs qui se pratiquent hors sol (porcs, poulets, dindes... évoluent dans des bâtiments aménagés et très automatisés).
Si les exploitations sont plus grandes, par contre le nombre d'éleveurs tend à régresser. Certains éleveurs se lancent dans l'élevage des petits animaux (lapins, faisans, cailles, abeilles, vers à soie, escargots...) ou dans un élevage " rare " comme bisons, visons, autruches, lamas ou alpagas... en complément d'un autre élevage ou de la culture des terres. Qui ne tente rien n'a rien !
L'élevage est plutôt un secteur en crise et celle de la "vache folle" n'arrange rien, qu'il s'agisse des revenus ou du moral. Certains envisagent une reconversion.
Quand les bovins sont moins concernés, c'est le cours du porc qui s'effondre ou la fièvre aphteuse qui prend le relais ! En outre, cette activité nécessite de lourds investissements en matériel pour suivre les évolutions techniques (les impératifs de productivité dans les élevages industriels ont engendré des modifications en stratégie commerciale et en personnel qualifié) et mieux vaut être en mesure d'effectuer les remboursements.
Marques, labels, appellations d'origine contrôlées (A.O.C.)
l'éleveur mise désormais sur la qualité (goût, sécurité des aliments) pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Cela permet de vendre plus cher et de se rapprocher ainsi des objectifs de rentabilité. Il est amené à jouer la diversification ou la complémentarité (séjours à la ferme, production du terroir...) pour améliorer ses revenus et continuer à vivre.
Certains se tournent vers l'élevage biologique. À noter que des préparations à dominante " bio " sont ouvertes et s'adressent à des jeunes en formation initiale ou à des adultes avec expérience professionnelle. Des informations sont données par le C.N.R.A.B.C. (Centre national des ressources en agriculture biologique), E.P.L.E.A. Brioude, Bonnefont, 43100 Fontanne (tél. 04 71 74 57 77) et le Réseau FORMABIO, J.-M. Morin, C.F.P.P.A. Rennes, Le Rheu, B.P. 25, 35651 Le Rheu Cedex (tél. 02 99 60 87 77). Les professionnels de l'élevage évoluent avec les techniques modernes et se montrent des techniciens et des gestionnaires avisés... et les niveaux de qualification progressent : du C.A.P.A. au B.T.S.A. principalement (et même au-delà). L'éleveur ou l'exploitant agricole (gérant) peut avoir un (voire plusieurs) salarié(s) (employé d'élevage) ; il peut avoir recours à différents spécialistes pour le conseiller sur le plan technique, commercial ou sanitaire (inséminateur, technicien d'élevage, technico-commercial en alimentation animale).
Pour les soins, il fait appel au vétérinaire ; un technicien des services vétérinaires vient parfois lui rendre visite.
Éleveur
Généralement issu du milieu agricole, l'éleveur est le plus souvent installé à son compte dans une exploitation de type familial. Il peut aussi être salarié, gérant. L'éleveur achète, fait se reproduire, aide à mettre bas, nourrit et soigne des bêtes pour les vendre ou commercialiser leurs productions (lait, viande, oufs, laine, cuir...).
Dans le cas d'un élevage bovin, il dispose ainsi d'un troupeau laitier et d'un troupeau allaitant (destiné à la boucherie). Ses journées sont rythmées par la traite deux fois par jour et 365 jours par an, la nourriture, le nettoyage, l'entretien ; donc pas question de prendre des congés (sauf s'il fait partie d'un groupement agricole d'exploitation en commun : G.A.E.C.). Parallèlement, il cultive des terres pour nourrir les animaux (fourrage). Il sait choisir les races les plus adaptées à la région et au climat. Il a des tâches ponctuelles : période des inséminations artificielles (novembre à janvier), surveillance des vêlages l'été. Quand les vaches sont au pâturage (mi-mars à début octobre), il consacre moins de temps à leur alimentation... mais excède malgré tout les 35 heures par semaine !
Pour rentabiliser au mieux son élevage, il se montre à la fois bon technicien, gestionnaire, vétérinaire pour les premiers soins... et un bon organisateur et planificateur (quotas de lait à respecter). L'informatique lui rend de grands services pour la gestion... et le calcul des rations alimentaires par la même occasion. . Formation Le niveau varie selon la taille de l'exploitation et les responsabilités : bac professionnel conduite et gestion de l'exploitation agricole, spécialité productions animales ; B.T.S.A. productions animales (accessible après un bac S, un bac S.T.A.E. spécialité technologies animales).
Employé d'élevage
C'est le second de l'éleveur avec pour principale responsabilité de nourrir les animaux tout en veillant au bon équilibre des portions alimentaires. Il suit de très près les mises bas, vérifie le bon développement des petits ; il signale les animaux au comportement anormal. Il assure les soins vétérinaires courants. Vu l'importance de l'hygiène, il entretient et désinfecte les locaux-bâtiments réservés aux bêtes. Il vérifie le bon fonctionnement des matériels et appareils dont il se sert (trayeuses, distributeur de nourriture, couveuses... selon la nature de l'élevage concerné) et en assure la maintenance. . Formation C.A.P.A. productions agricoles, utilisation des matériels, spécialité " productions animales " ou mieux B.E.P.A. conduite de productions agricoles, spécialité " productions animales ".
Inséminateur (ou technicien de reproduction)
Employé par un centre d'insémination, il effectue les inséminations artificielles sur les espèces bovines, porcines ou caprines. Il a un rôle de conseil auprès des éleveurs (repérage des périodes de fécondité, planification des naissances selon les besoins de l'exploitation). . Formation B.T.S.A. productions animales. Un diplôme de vétérinaire ou d'ingénieur agricole permet d'accéder au poste de chef de centre d'insémination.