Orientation scolaire et professionnelle : Orientation en Troisième : ne ratez pas la marche!
Si votre enfant est entré en troisième en septembre, il peut presque se considérer comme un « grand ». En effet, cette dernière année de collègue coïncide aussi pour lui avec une première réflexion sur son avenir, sur ce qu’il fera « plus tard ».
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Plus tard, c’est bien sûr le lycée et la classe de seconde mais surtout la vie adulte. Il doit par conséquent commencer à construire son projet professionnel dès maintenant. Car les échéances arriveront très vite, puisqu’il passera son premier examen, effectuera son premier stage en entreprise et se projettera dans le futur. C’est donc une année importante que la classe de troisième: celle de l’orientation!
Le brevet : une importance relative
D’ordinaire, quand un élève entre en troisième, ses parents et lui pensent d’abord au brevet, qui clôture l’année scolaire d’une part, la période du collège d’autre part. De plus, cet examen vous fait prendre conscience que votre enfant grandit. Voilà que votre bout de chou s’apprête à devenir lycéen et à passer un « vrai » diplôme national! Pour ce faire, il lui faudra avoir des résultats satisfaisants tout au long de l’année à cause du contrôle continu qui est pris en compte. Et même si les épreuves finales restent obligatoires, quelques points d’avance permettent d’envisager l’examen plus sereinement.
Pourtant, le brevet relève presque d’une simple formalité: environ 80 % des jeunes l’obtiennent. Autrement dit, à moins qu’il n’ait décroché (tant moralement que physiquement), votre enfant est quasiment assuré de l’avoir, dès lors que ses notes demeurent correctes dans la plupart des matières qui sont toutes affectées d’un coefficient 1, que ce soit les langues ou l’EPS. Sans oublier évidemment de bien s’appliquer dans les trois épreuves de l’examen : les mathématiques, le français et l’histoire-géographie.
Bien que requis pour accéder aux concours de la fonction publique, le brevet n’a aucune incidence sur la poursuite d’études. Ne pas le posséder, n’empêche pas d’entrer au lycée. De même, le posséder n’interdit pas de redoubler. Parce que c’est le conseil de classe qui décide de l’orientation et qu’il n’existe pas d’examen de passage entre la troisième et la seconde.
Un projet, ça se prépare
Ne vous étonnez pas que votre enfant soit déjà sollicité et encouragé à penser à son projet professionnel! Cela vous paraît précoce, d’autant que vous ne connaissez aucun élève de terminale capable de dire ce qu’il souhaite faire. Alors entamer le processus en troisième est plus que prématuré! Rassurez-vous, il ne s’agit pas de se déterminer dès la fin de l’année mais d’établir les bases d’une réflexion sur l’avenir.
À cet effet, le conseiller d’orientation-psychologue (COP) viendra dans les classes pour établir un premier contact et parler des différentes formations accessibles à l’issue de la troisième et audelà. Il est aussi possible de le rencontrer au
CIO (de préférence sur rendez-vous). Le centre de documentations du collège regorge de brochures sur les divers métiers existants : conseillez à votre enfant de les consulter. Pour se choisir une voie sans se tromper, il doit recouper un maximum de données sur les professions et leurs réalités, sur les cursus qui y conduisent, sur leurs débouchés (qui recrute et dans quelles proportions?). N’hésitez pas à lui recommander les fiches métiers et filières parues dans La lettre des parents (également disponibles sur le site www.lalettredesparents.com pour nos abonnés Internet). Incitez votre rejeton à se pencher sérieusement sur la question car il aura besoin de temps pour faire le tri. Il serait dommage qu’il se précipite en fin d’année dans une spécialité ou une option sans être sûr de lui.
Très bientôt, il recevra une brochure
ONISEP détaillant les parcours au lycée. Vous pourrez la lire tout à loisir et elle constituera un support pour vos futures discussions avec lui. En effet, ne vous reposez pas entièrement sur les professionnels censés aider les élèves au collège. Ils sont tellement peu nombreux qu’il vaut mieux commencer par
une bonne réflexion personnelle en famille.