Rechercher une formation

Sélectionez une formation dans notre annuaire :
Posez une question
Nos conseillers et la communauté vous répondent
Miss Océane
Pour toutes vos petites questions de la vie quotidienne !
Membres en ligne ?
Vous devez vous inscrire pour participer
Accueil > Articles et dossiers > La vie rêvée d’une chanteuse professionnelle
La vie rêvée d’une chanteuse professionnelle

Orientation scolaire et professionnelle : La vie rêvée d’une chanteuse professionnelle

Faire vibrer les foules n’est pas seulement un don, c’est un métier. Et la plupart des artistes sont des hommes orchestres qui découvrent que, pour chanter, il faut aussi avoir des compétences en comptabilité ou droit…
4008 lectures
Mots clés : Chanteuse | Artiste | Musique
Chanteuse.
Des milliers de jeunes rêvent de ce métier qui est bien plus qu’une activité professionnelle : une passion envahissante.
Il n’y a pas vraiment d’école, sauf celles de la rue, des cabarets et parfois, pour quelques-uns, celle de la télévision. C’est pourtant un métier. Que l’on prépare, que l’on apprend.

Un journaliste posa un jour la question à Jacques Brel :
- Vous aviez plus de trente ans quand le grand public vous a découvert. Que faisiez-vous avant ?
- J’apprenais mon métier...

Elle, c’est Charlotte.
Nom complet : Charlotte etc…
Pas vraiment un état civil, plutôt un avertissement : le prénom est insuffisant pour comprendre toute une artiste, et il y a tant à découvrir... Si certains y ont vu un clin d’œil à Gainsbourg, c’est que le hasard fait bien les choses : « je n’y avais pas pensé quand j’ai choisi ce nom » affirme Charlotte, qui ne refuse aucun héritage. Devant un thé dans un café du quartier de la gare Saint-Lazare, à Paris, la jeune auteur-compositeur-interprète affiche la joie de vivre de ceux qui font ce qu’ils aiment. Même si c’est dur : « J’en vis depuis une dizaine d’année. Disons surtout que je vis de la scène ».
Ses disques, elle les autoproduit, prenant un risque financier qu’il lui faut parfois plusieurs années pour couvrir. « C’est mon bébé, je travaille comme un artisan, et je veux qu’il soit beau. Alors, évidemment, c’est cher… »

C’est le théâtre qui a, d’abord, attiré la jeune femme, fille de médecin. Mais la scène ne payant pas, elle a enchaîné les petits boulots pour faire bouillir la marmite : petit job à la SNCF puis dans la presse, vendeuse, assistante d’école maternelle, et même secrétaire particulière d’un danseur contemporain. De l’expérience. Qu’elle double en jouant de bar en café, chanteuse accordéoniste, de 1994 à 1997, l’année où elle décide de se consacrer totalement à la musique. « Il fallait que j’essaye de ne vivre que de cela, voir si j’étais capable d’en faire un vrai métier ». Pas question de demander de l’aide aux parents. « Le fait que je sente du soutien est déjà beaucoup. Quand j’ai fait mon premier disque, mon père en a acheté 50 pour les offrir à ses amis, c’était une grande aide, pas seulement financière. Et quand il était à Paris, il venait à tous mes concerts. Il m’a aussi aidé pour acheter une bonne voiture, capable de m’emmener en tournée en sécurité ».
À 36 ans, après douze années consacrées à la musique, Charlotte en vit, mais…. « ce n’est pas facile, bien sûr. Je n’ai pas de producteur ni de tourneur. J’organise moi-même mes tournées, recrute mes musiciens, etc… Beaucoup de jeunes rêvent de ce métier, pas moi : j’ai les pieds sur terre. Et j’ai sorti deux disques, fais des concerts, etc… Je dois tout gérer, payer les gens que je fais travailler, et faire que les comptes soient bons. »

Une réalité qui ramène cependant à l’essentiel : la musique.
Celle de Charlotte Etc surprend. Parfois très enjouée, parfois sombre. Des musiques travaillées qui basculent de l’électronique à l’acoustique. Pas étonnant que ses références s’appellent Bashung, Arthur H (dont elle a fait des premières parties), Camille ou PJ Harvey, sans oublier les Beatles. « L’important, c’est l’émotion. Quand je chantais dans les bars, je pouvais aussi bien interpréter Aristide Bruant que les Têtes Raides, tant que cela procurait de l’émotion ».

Aujourd’hui, ce sont ses textes, ses musiques et son interprétation qui transmettent l’émotion. Et Charlotte espère pouvoir continuer longtemps à vivre selon son rêve. Aux jeunes qui souhaitent aussi vibrer sur scène, elle prévient : « attention, ce n’est pas un métier de paillettes, mais de diplomatie. Le risque est de se décourager : ce qui rend dingue, ce ne sont pas les refus, mais l’absence de réponse. Il faut du courage, et beaucoup travailler ». La veille du rendez-vous, son réveil avait sonné à 5 heures du matin. Les contraintes d’une vie, choisie, de saltimbanque.

Pour écouter Charlotte et connaître ses dates de concert, son site : [lien]
Orientation scolaire et professionnelle, conseil et soutien scolaire
Ajouter sur facebook
RSS Questions RSS Questions Miss Orientation RSS Réponses RSS Blogs RSS Commentaires