Pourtant, lorsqu’il arrive en fin de troisième, Romain se cherche encore. « Les profs voulaient m’envoyer en seconde générale mais ça ne m’intéressait pas.
Pendant l’été, j’ai eu 3 mois pour trouver ma voie. J’ai fait un stage dans un garage, pour voir, et ça m’a plu », explique-t-il.
Immédiatement, le courant passe.
« J’ai été impressionné en arrivant en mécanique. Pour moi, tout était logique », se rappelle Romain, qui obtient ainsi son
BEP Maintenance de Véhicules Automobiles (MVA) et des Matériaux avec facilité en juin dernier. A présent, il démarre un Bac Pro MVA option véhicules particuliers au lycée Tabarly
[lien] des Sables d’Olonne.
La formation, qui dure deux ans, comprend une formation théorique et 14 semaines de stage.
Les mains dans le cambouis, un cliché révolu
Si Romain accroche autant avec le métier de mécanicien, c’est notamment en raison de la place grandissante de l’électronique.
Car, ne nous y trompons pas, le mécano de demain n’aura pas les mains aussi noires que ces aînés. « Ce n’est pas un travail manuel et rustique. Aujourd’hui, la voiture se gère à distance, par ordinateur », prévient l’apprenti. Ce virage vers l’électronique est en effet un élément indispensable à connaître avant de se lancer dans l’aventure de la mécanique automobile.
Vitesse sans précipitation
Prévoyant et sérieux, Romain a déjà choisi sa route. Ou plutôt ses routes. Après son Bac Pro, il songe à suivre une formation de deux années supplémentaires en Ventes. Objectif : ouvrir, un jour, son propre garage. Bourré d’ambition, Romain se voit, dans 10 ans, chef d’atelier ou déjà à son propre compte. Une envie d’aller vite qui colle parfaitement à la réputation de sa voiture préférée, la Bugatti Veyron
[lien] : la voiture la plus puissante et rapide du monde.
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