Orientation.fr Orientation.fr
Études de santé : la réforme PASS/LAS prévue en 2027

Études

Études de santé : la réforme PASS/LAS prévue en 2027

Le gouvernement prépare une refonte de la première année des études de santé à partir de la rentrée 2027. Objectif affiché : rendre l’accès à médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie et kinésithérapie plus lisible, avec un parcours national unique et des règles d’admission harmonisées. Pour les lycéens et étudiants, cela change la façon de se préparer, de s’orienter et de candidater.

Que faut-il retenir de cette réforme ?

À partir de la rentrée 2027, le duo PASS/LAS doit laisser place à un modèle unique d’accès aux études de santé. L’idée n’est pas seulement de changer un sigle : le but est de simplifier un système souvent jugé difficile à comprendre par les lycéens, leurs familles et même certains étudiants déjà engagés dans l’enseignement supérieur.

Cette évolution concerne l’ensemble des filières dites MMOPK :

  • médecine ;
  • maïeutique ;
  • odontologie ;
  • pharmacie ;
  • kinésithérapie.

Pour vous, cela signifie surtout une chose : l’accès aux études de santé devrait devenir plus lisible dès la première année, avec des règles identiques sur le territoire et une sélection moins dépendante d’un seul concours ou d’un seul examen final.

Si vous préparez déjà votre orientation dans ce domaine, il peut être utile de revoir les bases avec notre PASS et LAS : comprendre les études de santé.

À quoi ressemblera la nouvelle première année ?

Le futur dispositif reposera sur une première année commune, organisée autour de trois blocs d’enseignement. L’objectif est de mieux équilibrer les apprentissages entre sciences, discipline de licence et compétences transversales.

  • Un bloc santé : il regroupera les connaissances scientifiques fondamentales communes aux filières de santé, avec un programme recentré sur l’essentiel.
  • Un bloc disciplinaire : il s’appuiera sur une mention de licence contributive, par exemple en biologie, droit, sciences humaines ou soins infirmiers.
  • Un bloc transversal : il intégrera des compétences utiles pour la suite du cursus, comme la communication, l’éthique ou les sciences humaines et sociales.

Cette architecture vise à éviter un parcours trop centré sur la mémorisation pure. En pratique, les universités devront proposer des contenus harmonisés au niveau national, ce qui devrait réduire les écarts entre établissements.

Pour les futurs bacheliers, cela peut aussi modifier la manière de choisir sa première année. Aujourd’hui, beaucoup hésitent entre une voie type PASS - Parcours accès santé spécifique et une voie plus universitaire comme la LAS - Licence accès santé. Demain, le raisonnement pourrait devenir plus simple, mais il restera important d’anticiper son projet d’études.

Comment se fera la sélection en santé ?

La réforme prévoit une sélection plus progressive. Au lieu de reposer sur un moment unique, elle s’appuiera davantage sur l’ensemble du parcours de l’étudiant. C’est un changement important pour celles et ceux qui craignent les systèmes où tout se joue sur quelques épreuves.

Concrètement, plusieurs points sont annoncés :

  • la possibilité de candidater deux fois, en fin de première année puis en fin de deuxième année de licence ;
  • l’obligation de valider les blocs santé et disciplinaire, avec au moins 10/20 dans chacun ;
  • un classement basé sur l’ensemble du parcours académique ;
  • des oraux encouragés selon l’organisation de chaque université ;
  • un redoublement autorisé une fois.

Pour les étudiants, cela peut être une bonne nouvelle si vous êtes plus régulier que performant sur un seul examen. En revanche, cette logique demande de rester solide sur la durée : les résultats comptent tout au long du cursus, pas seulement à la fin.

Qu’est-ce que cela change pour les lycéens ?

Si vous êtes en seconde, première ou terminale, cette réforme ne modifie pas immédiatement votre scolarité, mais elle peut influencer vos choix d’orientation. Les études de santé devraient rester exigeantes, avec un fort niveau scientifique, mais elles seront présentées dans un cadre plus lisible.

Quelques réflexes peuvent déjà vous aider :

  • renforcer votre niveau en sciences, sans négliger l’expression écrite et orale ;
  • vous renseigner sur les attendus des licences qui servent de support à la voie santé ;
  • comparer les universités et leurs modalités de sélection ;
  • penser à un projet de secours, car la santé reste un domaine très sélectif.

Il faut aussi garder en tête qu’un accès plus clair ne veut pas dire un accès plus facile. La réforme vise à simplifier les parcours, pas à diminuer l’exigence académique.

Et pour les étudiants déjà engagés dans un parcours santé ?

Une période de transition est prévue pour les étudiants qui débuteront leurs études de santé en septembre 2026. Ils devraient basculer vers le nouveau programme à la rentrée suivante. Si vous êtes concerné, il sera essentiel de suivre de près les consignes de votre université, car les modalités précises dépendront de la mise en œuvre locale.

Cette transition peut avoir plusieurs effets :

  • des programmes réorganisés ;
  • des contenus ajustés pour mieux répartir la charge de travail ;
  • une articulation différente entre enseignements scientifiques et disciplinaire ;
  • des modalités d’évaluation potentiellement plus continues.

Si vous êtes déjà en PASS ou en LAS, il faudra donc vérifier ce qui est maintenu, ce qui change et à quel moment. Les universités seront les premières sources à suivre.

Y aura-t-il d’autres portes d’entrée vers les études de santé ?

Oui, la réforme prévoit aussi de nouvelles passerelles. L’objectif est d’ouvrir davantage le recrutement à des profils variés, y compris à des étudiants qui découvrent leur vocation plus tard dans leur parcours.

Parmi les évolutions annoncées :

  • une passerelle élargie pour les titulaires d’une licence complète ;
  • un renforcement des passerelles paramédicales pour les professionnels ayant validé trois ans de cursus ;
  • une expérimentation spécifique pour l’accès à la pharmacie, avec des places réservées dans un cadre limité et optionnel.

Pour vous, cela peut représenter une vraie opportunité si vous n’êtes pas certain de vouloir entrer en santé juste après le bac. La réforme semble aller vers un système où plusieurs chemins restent possibles, y compris après une première expérience universitaire ou professionnelle.

Comment bien préparer son orientation d’ici 2027 ?

Si vous visez les études de santé, le plus utile est de construire une stratégie d’orientation réaliste. Le nouveau système sera plus lisible, mais il restera exigeant et sélectif. Il faut donc préparer à la fois le niveau scolaire, la méthode de travail et le projet de formation.

  • Identifiez les spécialités et compétences qui vous seront utiles dès le lycée.
  • Comparez les licences contributives proposées par les universités.
  • Renseignez-vous sur les passerelles et les possibilités de réorientation.
  • Gardez en tête que la régularité comptera autant que le niveau brut.

En clair, cette réforme peut rassurer sur la lisibilité du parcours, mais elle ne remplace pas une vraie réflexion d’orientation. Plus tôt vous vous informez, plus vous pourrez faire un choix cohérent avec votre profil.

Cette actualité s’appuie sur des informations relayées par la presse spécialisée et les communications publiques disponibles au moment de la publication.

← Toutes les actualités